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"Une démocratie qui maintient dans son angle mort les classes pauvres, considérées comme inutiles ou dangereuses, n'a pas grand avenir"

Emanuel Todd

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Politique

Dimanche 27 août 2006

Jetez un coup d'oeil à cette tribune de Dominique Strauss Kahn, professeur d'économie d'origine. Il il montre quels sont les réels enjeux de demain. J'ai toujours su qu'il l'était l'un des plus crédibles à gauche. Cet article confirme. De plus, cela change des discours populistes de Sarkozy (voire Ségolène Royal) et ça fait du bien! Merci. J'en ai marre d'entendre les journaux ou les discours rébarbatifs de certains politiques qui participent au rabaissement du niveau du débat (à se demander parfois si il y en a un). Pourtant, "les Présidentielles de 2007" est la dernière chance pour la France de sortir de cette phase déclinante. Parole de spécialistes...

Allez lisez ceci...cela ne vous fera pas de mal et vous aurez gagné votre journée. Et puis cela ne  prend que 5 petites minutes à lire... pour comprendre les problèmes de votre avenir. Ah la la, c'est chiant la politique... 

Sachez une chose, la politique est en adéquation avec l'économie, les problèmes de société. Même si ses représentants n'en sont pas toujours dignes, elle reste indispensable pour donner des directives à ce sacré foutoir qu'est la planète Terre. 

Retrouver la volonté de faire, par Dominique Strauss-Kahn

LE MONDE | 23.08.06

Au cours du XIXe et du XXe siècle, l'Europe a été la matrice de trois concepts autour desquels se sont organisées les sociétés humaines : la révolution sociale, la nation et le capitalisme. En se déployant à l'est, vers la Russie puis la Chine, la révolution a changé l'histoire du monde. La nation a offert au Sud les instruments de sa structuration politique. Le capitalisme s'est d'abord diffusé à l'Ouest, engendrant la plus grande puissance jamais connue.

La révolution ne semble plus aujourd'hui porter beaucoup de fruits. C'est l'interaction paradoxale entre l'idée de nation et le capitalisme mondialisé qui enfante les principaux défis auxquels notre société sera confrontée au cours de la prochaine décennie.

    Le premier de ces défis concerne notre approvisionnement en énergie. L'arrivée de la Chine et de l'Inde sur le marché du pétrole fait flamber les cours : la dépendance du monde à l'égard du Moyen-Orient s'en trouve accrue. Or la géopolitique pétrolière est instable, et nous ne pouvons accepter que notre avenir dépende d'une alternance meurtrière entre les actes terroristes et la répression d'Etat. L'auteur de L'Impérialisme, stade suprême du capitalisme, Lénine, trouve ici sa vengeance. Qui plus est, la consommation massive d'énergies fossiles a des conséquences environnementales désastreuses. Nous sommes donc aujourd'hui obligés de remettre en cause une conception de l'énergie héritée du siècle passé.

    Mais préparons-nous vraiment l'après-pétrole ? Mollement, trop mollement. Faute d'une impulsion politique qui ne peut venir que de la France, l'Europe de l'énergie se fait toujours attendre. Elle est pourtant indispensable à la stabilisation de notre relation énergétique avec la Russie et avec les pays du Maghreb. La préservation de notre avenir énergétique passera à plus long terme par la poursuite sans relâche des économies d'énergie, la démultiplication de l'effort de recherche sur les énergies renouvelables et la domestication du nucléaire. Ces objectifs doivent constituer une priorité majeure de l'action publique, d'autant que le changement de modèle énergétique concerne aussi les Américains qui vont devoir... s'européaniser. Si elle sait garder son avance dans ce domaine, l'Europe pourra redevenir un modèle - à condition d'être capable de continuer à produire des richesses, ce qui est loin d'être acquis.

    Ce qui a rendu le capitalisme supportable en dépit des inégalités qu'il engendre, c'est qu'il autorisait une production de richesses d'une ampleur inédite. Dans un pays comme le nôtre, l'approfondissement de la mondialisation met à mal cet équilibre. Les délocalisations ont été l'illustration, populaire mais superficielle, de cette mutation. Sous la surface, la réalité n'est pas moins obsédante. A quelles conditions serons-nous capables demain d'assurer la croissance de l'emploi et du pouvoir d'achat, socle de notre pacte social ? Comment dégager un nouveau compromis social ?

    La simple prolongation du modèle existant est évidemment vouée à l'échec. Sommes-nous dès lors déterminés à conduire à son terme la seule stratégie gagnante, celle qui repose sur l'économie de la connaissance ? Rien ne le prouve. La descente aux enfers des universités françaises dans la hiérarchie mondiale en témoigne. Le retard accumulé dans le financement de la recherche publique et les difficultés de celle-ci à travailler avec le secteur privé, pire encore, la forme archaïque d'organisation de notre système universitaire fondé sur une faible autonomie, une faible compétition et de faibles moyens, constituent des causes réelles et profondes qui, si elles ne sont pas rapidement et énergiquement traitées, seront mortelles.

    Plus largement, c'est tout notre modèle de développement qui est en cause. Big Oil, Big Three : tel a longtemps été le mantra de la croissance américaine. J'ai dit ce qu'il en était du Big Oil. Quant aux Big Three, les trois principaux constructeurs automobiles, ils font eux aussi partie d'un modèle révolu. Celui qui est devant nous repose principalement sur les services à la personne ; les questions de santé en seront l'un des enjeux essentiels. Ce modèle amène avec lui la biologie comme science dominante, les préoccupations environnementales comme principe de gestion publique, la qualité de la vie comme choix collectif. Je ne prendrai pour le caractériser que deux exemples.

   D'abord celui d'une alimentation malsaine et trop riche dont l'épidémie d'obésité qui frappe les Etats-Unis rend les dangers manifestes. Faire évoluer notre alimentation est une question de santé publique ; c'est aussi une stratégie nouvelle pour l'industrie agroalimentaire ; c'est surtout l'annonce d'une nécessaire réorientation de la PAC vers les cultures méditerranéennes. Partant du panier de la ménagère, on aboutit à la réorganisation de l'Union.

    Mon second exemple sera celui de la santé au travail. Parce que les drames physiques et mentaux se multiplient dans nombre d'entreprises, la médecine du travail doit devenir une priorité de la santé publique. Il s'agit bien sûr d'accroître le bien-être de chacun d'entre nous, mais aussi de préserver l'avenir de notre système productif : il est exclu d'espérer faire travailler les seniors si l'allongement de la durée de la vie ne s'accompagne pas du maintien d'une condition physique satisfaisante.

    La durée de la vie ! Le grand mot est lâché. Jamais notre société n'a connu une telle rupture en si peu de temps ! Ce bouleversement s'enracine dans les progrès de la biologie, reformule les relations entre les générations, menace d'effondrement notre protection sociale. Il pose par ailleurs en termes nouveaux la question de notre démographie et, avec elle, celle de l'immigration. Une France qui vieillit, c'est, à terme, une France qui meurt. Encourager la natalité ne suffira pas à enrayer ce mouvement : sa reprise est lente lorsque la confiance en l'avenir fait défaut. S'il peut alors être utile de favoriser l'adoption, c'est l'immigration qui constitue la solution principale. Il nous faut donc balayer les vieilles craintes aux remugles nauséabonds et concevoir une politique d'immigration positive. Pour cela, il ne faut pas se tromper de problème. Nous n'avons pas trop de chômage parce que nous aurions trop de bras ; nous avons trop peu de croissance parce que notre population ne croît pas assez.


   Pour que la pression migratoire reste supportable, il faut néanmoins que le développement du Sud cesse de n'être qu'un sujet de beaux discours. On sait aujourd'hui que l'aide monétaire, souvent mal utilisée, est moins efficace que l'encouragement donné à l'essor de l'éducation et à l'amélioration de la santé. C'est pourquoi les interminables palabres sur les conditions de l'accès des peuples du Sud aux médicaments génériques doivent prendre fin. L'urgence est planétaire. Et elle implique certainement une révision de notre conception de la propriété intellectuelle, déjà bousculée par la civilisation numérique.

 
 Reste l'incertitude la plus lourde : avons-nous la force morale d'aller de l'avant, de refuser le renoncement ? Je le crois, à condition que l'action politique retrouve son sens, à condition que nous nous débarrassions d'un populisme qui nourrit sa domination de nos échecs, à condition que nous retrouvions le sens du mot démocratie. Or notre démocratie est malade. La faiblesse du contrôle de l'exécutif par le Parlement la gangrène. Quand la pratique des institutions de la Ve République, qui avaient été conçues pour assurer la domination de l'exécutif, est vertueuse, qu'elle soit de droite ou de gauche, la situation n'est pas trop grave. Mais elle ne l'est pas toujours : le cloaque dans lequel baigne aujourd'hui la démocratie française montre qu'il nous faut changer la donne. Faute de pouvoir revenir sur l'élection du président de la République au suffrage universel, il est indispensable de rééquilibrer les pouvoirs entre ce dernier et l'Assemblée nationale. Quand la République se décompose, quand la démocratie étouffe, c'est la pratique de nos institutions qui doit être radicalement transformée. Le président doit construire le destin de la nation, non se comporter en arbitre irresponsable ; les députés ne doivent pas exercer d'autre mandat afin de consacrer davantage de leur énergie au contrôle de l'exécutif ; la confiance dans une décentralisation dont le sens s'est perdu au cours des années récentes doit être restaurée.

    Nous préparer à sortir de siècles d'énergie fossile et en tirer les conséquences géopolitiques, recentrer notre modèle de développement sur la vie des hommes, concentrer notre effort sur la connaissance et repenser les âges de la vie, nous ouvrir aux peuples du Sud en balayant les obstacles auxquels se heurte leur survie, reformuler le contrat démocratique global et local : voilà les travaux qui attendent le prochain président de la République.

    Pour réussir face aux nationalismes qui s'exacerbent et au capitalisme qui se dévoie, il aura besoin de l'Europe ; il aura donc besoin de faire l'Europe. C'est à cette condition que chacun de ces défis pourra être commué en un espoir pour une France nouvelle. En cas d'échec, nous prendrions le risque de redonner quelque sens à la révolution.

 

 

Par Pierrepoljack
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Mardi 12 septembre 2006

Emanuel Todd est démographe et historien. Il est très consulté par les hommes politiques pour connaître le sentiment qui domine en France avant des élections. Pourquoi? Parce qu'il arrive quasiment toujours à deviner le résultat des élections. Voici quelqu'uns de ses propos distillés dans le journal "le parisien":

" Nicolas Sarkozy est dans le système depuis longtemps. Il a vraiment gouverné, on l'a vu faire. Il y a chez lui un trait récurrent: la logique du bouc émissaire, qui est inséparable de la logique de l'impuissance. Il est dans une logique de division, pas de rassemblement. Je ne crois pas que Sarkozy puisse séduire l'électorat français. Je crois même qu'il n'a aucune chance et qu'il perdra contre n'importe quel candidat de gauche."  

"Derrière le mot "rupture" et le slogan de Sarkozy, "la france d'après", moi j'entends en fait "après la France"... Sarkozy, en proposant aux français d'aller encore plus loin dans l'ultralibéralisme, leur propose de "rompre" avec des choses auxquelles ils restent très attachés: l'hôpital public, l'école, la Sécurité sociale. Sarkozy se comporte comme s'il n'avait pas conscience de la solidité de ces valeurs de base de la vie sociale.  A mes yeux, Sarkozy ferait un meilleur candidat pour un public d'Américains d'il y a vingt ans". 

"La vie politique de Sarkozy est une longue suite de gamelles, et cela, beaucoup de personnes l'ont oublié"

"Sarkozy reste dans l'affrontement". Il fait partie de ceux qui pensent qu'on peut faire sans les gens. Dans ce cas, c'est difficile de se faire élire ailleurs qu'à Neuilly.

"Avec Sarkozy, je ne trouve pas  qu'on se sent en sécurité. Il montre une agitation incessante, un besoin deparler, de se montrer, de bouger, d'opérations coup de poing. Il véhicule l'image de l'homme politique proche des grands patrons et qui tape sur les plus vulnérables de la société."

" On voit bien que Nicolas Sarkozy  fait tout pour faire monter le FN. Il espère ainsi la répétition à son avantage du 21 Avril 2002 (pour les incultes, lorsque Chirac était face à Le Pen au 2ème tour). C'est une logique de putsch"

Voilà, cela conforte mon opinion sur cet homme politique. Les élections présidentielles avancent à grand pas et j'ai vraiment ,mais alors vraiment pas envie d'avoir cet individu à la tête du pouvoir. J'aurais honte de mon pays. A mon humble avis, cela dépasse le clivage Gauche/ Droite. Je voterais contre cet homme. 

Par Pierrepoljack
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Jeudi 5 octobre 2006

D'après le Washington Post (journal américain), Nicolas Sarkozy lors de sa visite à Bush, aurait discuté avec différents protagonistes de l'équipe administrative de Bush sur des sujets comme l'Iran, l'Irak,Israêl ou le nucléaire. Le  journaliste américain affirme que "le discours de Sarkozy sur ces sujets aurait pû être proclamé par un membre de l'équipe à Bush, on n'aurait pas vu la différence". 

Source: L'express

Quand Nicolas sarkozy trouve que la France a fait preuve "d'arrogance" envers les Usa par rapport à la guerre en Irak et qu'il proclame ceci devant des américains, il n'aurait pas fait plaisir à Monsieur De Gaulle (paix à son âme). Lui, qui se disait de filière Gaulliène, pas sûr que Le Général aurait eu un discours pareil, en critiquant la France aux Ricains. Il doit se retourner dans sa tombe le pauvre vieux. Et puis quelle arrogance? Eviter de tuer des milliers de civils pour une cause toute définie (le pétrôle), en quoi est ce arrogant? 

Source: Le Parisien et l'Express 

Sarkozy, lors de son voyage au Sénégal, a signé un accord av le Président Sénégalais sur l'immagration. Sarkozy parle d'accord historique. La france verserait en échange d'une immigration plus contrôlée par le Sénégal, d'une aide de 2 Millions d'Euros. Le journaliste de Canal + parle d'escroquerie, d'accord de carton et qui n'a rien d'historique. L'Espagne a, au contraire,  versé au Sénégal une aide de 20 Millions d' euros par rapport à l'immigration. La proposition française fait donc peine à voir...

Source: Canal +, émission politique

Sarkozy dit vouloir une immagration choisie mais en quoi cela va faire avancer les choses? Les médecins, ingénieurs, infiormaticiens Sénégalais vont donc pouvoir entrer en France mais pas le type qui n'a aucune qualification! On va donc appauvrir les pays du Tiers Monde de leurs élites? L'immigration choisie, c'est une proposition d'ENCULé! On appauvrit les pays qui sont déjà dans la merde. Au contraire et comme le propose Dominique Strauss Kann, il faut aider les pays d'où les gens émigrent à créer des emplois dans leur pays. Alors bien sûr c'est du travail à long terme mais cela montrerait plus de solidarité envers ces pays. De toute façon, à chaque fois qu'un pays met en oeuvre des  politiques d'immigration répréssives, cela n'a jamais rien fait de bon. D'ailleurs, on le voit à la frontière Méxique USA ou les immigrés Mexicains  passent la frontière américaine chaque jour. 

Par Pierrepoljack
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Mardi 10 octobre 2006
Oui Monsieur Sarkozy, ne méprisons pas le populisme, servons en nous pour gagner des voix...comme vous faites.
Ah ils sont crédibles .... allume le feu Jojo mdr. Et que dire de Doc Gynéco...intérêts personnels ... 
Au fait, de ségolène , t'en penses quoi Jojo? " elle est jolie Ségolène, je voterais bien pour elle aussi mais Sarkozy c'est un ami". Mdrr. Sacré Jojo, à la vie, à la mort !
Par Pierrepoljack
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Lundi 22 janvier 2007

 "Ce qui est certain, c’est que je ne me rangerai pas aux côtés de Nicolas Sarkozy, surtout depuis que notre vieille chaussette Johnny Hallyday fait partie de ses groupies. Il faudrait faire comprendre à pépé Jojo que même si on lui prenait 90% de son sale fric en impôts, il lui en resterait suffisamment pour vivre décemment dans des villas luxueuses et pour s’acheter deux ou trois motos par mois, tandis qu’un smicard avec ses 1/12ème de revenus versés au fisc chaque année, aura tout juste de quoi payer son loyer de HLM exigu et miteux, bouffer de la viande avariée et mettre de l’essence dans sa caisse pourrave pour aller bosser. Ce n’est pas tolérable d’entendre des conneries pareilles !"

http://www.agitateur.org/article.php3?id_article=813

Par Pierrepoljack
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